La relance du conflit entre les rebelles séparatistes du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) et les forces gouvernementales, fait de ce conflit oublié l’un des plus longs qu’ait connu l’Afrique contemporaine. Mais aussi l’un des rares à ne pas avoir pour enjeu le contrôle de ressources minières ou énergétiques, et à ne pas avoir connu de massacres de masse... Jean-Claude Marut nous explique pourquoi de multiples conflits – inhérents à toute vie en société – ont débouché en Basse Casamance sur un conflit violent. Il y voit l’expression d’un vouloir-vivre ensemble mis à mal par les modèles dominants, et souligne ainsi la grande modernité d’un conflit illustrant la crise du politique qui traverse la société.






